Prévention et sécurité routière
Mercredi 07 janvier 2009

92 - Conseil général des Hauts-de-Seine

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La vie au quotidien

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SÉCURITÉ ROUTIÈRE
Les seniors doivent tenir compte d'une éventuelle baisse de l'acuité visuelle, notamment la nuit (CP: CG 92).

Seniors au volant


Quels sont les grands principes à respecter ?


Plus on vieillit, plus on a besoin de sa voiture pour échapper à l'isolement et préserver son autonomie. Mais l'âge, la baisse de l'acuité visuelle et auditive et l'arthrose, entre autres, peuvent rendre la conduite dangereuse. Il est donc indispensable de pouvoir évaluer son aptitude à la conduite.

Les accidents


Si ce sont les jeunes qui sont les plus touchés par les accidents, les seniors arrivent en 2e position avec plus de 680 victimes en France chaque année.
Les accidents des seniors sont typés :
- collisions par l'arrière en raison de freinages trop tardifs,
- aux croisements et intersections,
- lors de tourne-à-gauche,
- changements de direction ou de file non signalés,
- à l'entrée sur les voies rapides.

Les seniors sont plus vulnérables aux accidents. S'ils n'en ont pas plus que les autres, ils survivent moins bien à un même type de lésion, et le taux de gravité de leurs accidents (nombre de tués pour 100 victimes) est deux plus élevé que pour l'ensemble de la population.

Quand s'arrêter ?


Il est difficile de déterminer le moment venu de renoncer à la conduite.
Il serait injuste de programmer l'arrêt de la conduite en fonction de l'âge dans la mesure où il existe une grande disparité entre les individus.
Certaines personnes ont conservé toutes leurs facultés à 70 ans alors que d'autres ont développé bien plus tôt des affections invalidantes.
Les 2/3 des retraités possèdent une voiture souvent neuve et se déplacent de plus en plus.

Selon la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA), les seniors sont passés en cinq ans de moins de 1 000 à 12 000 km par an, ce qui pourrait, à terme, augmenter le risque d'accidents.

Évaluer son aptitude à conduire


L'âge diminue l'acuité visuelle et auditive tandis que l'arthrose peut altérer la mobilité cervicale rendant la conduite dangereuse.

Les signes précurseurs

En attendant, quelques signes précurseurs peuvent vous permettre d'évaluer votre aptitude à la conduite :
- la baisse de l'acuité visuelle, notamment la nuit,
- le temps de réaction accru,
- l'hésitation lorsqu'on aborde une manoeuvre complexe ou qu'on se trouve sur un itinéraire inconnu,
- la somnolence liée à la prise de certains médicaments.

Conduite et santé

Afin de continuer à conduire en toute sécurité, il est utile d'aller régulièrement voir son ophtalmologiste pour s'assurer de ses capacités visuelles, et de provoquer la discussion avec son médecin traitant, notamment pour savoir si les médicaments prescrits peuvent avoir une incidence sur la conduite. Sur les 9000 spécialités pharmaceutiques commercialisées en France, 1700 présentent en effet, à degrés divers, des risques pour la conduite. Tranquillisants, somnifères, antidépresseurs, mais aussi médicaments pour le cSur, contre la toux, les rhumes, les douleurs et les rhumatismes peuvent avoir des effets sur la vigilance, voire même, parfois, sur la vision, la coordination des mouvements, le comportement.
Les médicaments concernés portent, sur leur emballage, un pictogramme désignant le risque pour la conduite.

Testez-vous !

Pour faire le point, la Prévention routière propose sur son site un test pour évaluer votre attitude au volant, votre forme physique, vos connaissances du code de la route.

La Prévention routière du 92 organise, en partenariat avec les communes et les clubs de retraités intéressés, des séances de sensibilisation à la sécurité routière pour les séniors. Des conférenciers interviennent, et grâce à des conférences débats et des ateliers, proposent aux personnes âgées de compléter leur information et de réactualiser leurs connaissances du code de la route.
Renseignements : au comité départemental, 121, avenue Pablo Picasso à Nanterre ou téléphoner au 01 47 78 47 59. 

 

S'arrêter progressivement


La Prévention routière conseille :

- d'éviter de conduire la nuit ou par mauvais temps,
- en période de grands départs,
- de réduire la durée des étapes,
- éventuellement de prendre quelques leçons de conduite pour remettre à jour ses connaissances, voire d'effectuer un stage payant (de 76 à 153 euros).

Les solutions de remplacement


- les transports en commun,
- si besoin, des services adaptés à votre handicap.

[ En savoir plus ]


Le site internet de la Prévention routière 
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